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La République Islamique de Mauritanie est un pays sahélien parmi
les moins avancés (PMA) confronté à un déficit vivrier structurel.
Avec un Indice de Développement Humain en 1997 de 0.448, il se situe au 149ème
rang sur 174 pays. La population croît annuellement au rythme moyen de 2.9 %,
et comptait 2,6 millions d'habitants en fin 2000, dont 51.3% de femmes. En 1998,
le produit intérieur brut (PIB) par habitant était estimé à 396 US$.
En matière de sécurité alimentaire, la Mauritanie connaît un déficit
structurel depuis la grande sécheresse de 1972/73. Le désert couvre 75 % du territoire,
où le cumul pluviométrique est inférieur à 100 mm par an. Dans le reste du pays,
la pluviométrie oscille le plus souvent entre 100 et 400 mm de pluie par an. La production
céréalière, largement tributaire d'une pluviométrie irrégulière, ne couvre, les bonnes années,
que 40 % des besoins estimés. Les types de céréales cultivées sont surtout : le riz, le sorgho,
le maïs et le mil.
L'économie repose essentiellement sur le secteur secondaire : mines (12 %) et pêche (14 %),
le secteur primaire - agriculture et élevage- se caractérisant par une faible productivité.
La Mauritanie reste parmi les pays les plus pauvres au monde : 51 % des ménages sont pauvres
et 26 % sont extrêmement pauvres. La pauvreté est très prononcée chez les ménages ruraux,
dont 58 % sont considérés comme pauvres et 39 % extrêmement pauvres. Les femmes représentent
la majorité des pauvres, avec un taux d'alphabétisation faible. 60 % des femmes enceintes souffrent
d'ailleurs d'anémie. Le taux d'analphabétisme des adultes représente quant à lui à peine 42 %. Par ailleurs,
l'accès aux services sociaux essentiels (santé, éducation, eau) est très limité, et le taux de mortalité des
enfants de moins de 5 ans était de 149 pour 1000 en 1997. La mortalité maternelle demeure, elle aussi,
l'une des plus élevées d'Afrique, avec 930 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Le Gouvernement fait de la lutte contre la pauvreté l'une de ses priorités.
Le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), préparé avec le concours de la Banque
Mondiale et suite à une large concertation au sein du gouvernement, de la société civile et
des bailleurs de fonds, tente de répondre à ce défi. L'objectif majeur de ce cadre d'action est
de réduire de moitié la pauvreté rurale d'ici 2015. La stratégie de sécurité alimentaire prévue
dans ce cadre repose sur la relance des principales filières de production agricole,
le développement des infrastructures rurales et la mise en place de mesures institutionnelles
d'organisation du secteur primaire. Le Gouvernement Mauritanien a mis en place depuis 1982
un Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA). Cette institution publique, a pour mission
générale, en collaboration avec les différents départements ministériels et en cohérence avec
les options économiques de l'état, l'élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale
de sécurité alimentaire visant à assurer la disponibilité des biens alimentaires de base et,
en particulier, les produits céréaliers sur l'ensemble du territoire.
Le CSA contribue, par le biais de ses interventions dans ce domaine, à la réalisation des
objectifs de la politique nationale de lutte contre la pauvreté, à travers notamment l'appui
et la promotion d'activités de développement à la base.
Il assure également, pour le compte du gouvernement, des partenaires au développement intéressés
et du public,un rôle d'analyse et de suivi des indicateurs de la sécurité alimentaire.
Dans le cadre de cette mission générale, le CSA est chargé en particulier de :
- L'action humanitaire et d'urgence, à travers, la prise en charge,la supervision ou
la coordination d'interventions appropriées en cas de déficit alimentaire structurel ou conjoncturel
- La définition de programmes ou micro-projets dans le domaine de la sécurité alimentaire;
l'identification, le suivi et l'évaluation des micro-réalisations envisagées ou entreprises
dans ce domaine.
En vue d'une meilleure prévention et gestion des situations de crises alimentaires,
le CSA assure également :
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La mise en place et la gestion d'un Stock National de Sécurité
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Le fonctionnement d'un Observatoire de la Sécurité Alimentaire chargé de la collecte,
du traitement et de la diffusion des données relatives à la sécurité alimentaire du pays.
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